Isabelle, 33 ans, 6 litres de laxatifs et 40 médicaments par jour, a dit stop

guerir-ses-intestins

Encore un témoignage assez dingue…

Merci à toi, j’espère que ça va redonner espoir à ceux qui galèrent.

Il y a 4 ans quand tout a commencé… : les HORMONES

Il y a 4 ans : j’allais bien, j’étais en bonne santé, je mangeais de tout et je n’avais jamais eu aucune douleur physique, aucune douleur digestive. Jamais. J’étais même plutôt du genre à manger mal : les plats cuisinés à réchauffer au micro-onde, les fast food, les conserves, les glaces, les viennoiseries, le pain, le lait et les fromages constituaient mon quotidien alimentaire. Aucun nuage à l’horizon : mon corps se portait à merveille.

Un estomac dur comme du béton.

Et puis tout a basculé un jour : le jour où j’ai pris des hormones. Car cela faisait 4 ans avec mon mari que nous désirions avoir un bébé et nous n’y arrivions pas. Après consultation chez un gynécologue, un traitement hormonal m’était alors prescrit.

Prise d’œstrogènes : tout va bien;

fini les 10 jours d’œstrogènes, j’enchaîne sur la progestérone : et là paf boum badaboum, des douleurs digestives qui commencent à apparaître. Mon corps tout entier est en feu : je ne peux plus manger sans avoir des brûlures d’estomac abominables. J’appelle la gynécologue : « non non, ne vous inquiétez pas, ces hormones ne comportent aucun risque, continuez ». J’étais partie pour 3 cycles d’hormones et dès les 1eres prises j’étais à plat… Je tentais de continuer donc, je comptais les jours…1 jour… je serre les dents…2 jours… je re-serre les dents…3 jours…. non là STOP j’arrête, trop de douleurs physiques je ne pouvais plus continuer.

Je laisse un message à la gynécologue : « stop j’arrête ». Sa réponse : « tant pis pour vous ».

Ben voyons…

Et puis voilà, le cauchemar commence.

Pour certains, ce fut une prise d’antibiotiques, pour d’autres une intoxication alimentaire, pour d’autres encore un vaccin ou une pilule.

Moi ce fut les hormones. Elles ont signé le début de la fin : car j’ai eu beau avoir stoppé les hormones, mes douleurs digestives étaient loin de se calmer, au contraire chaque jour elles étaient plus importantes que la veille, et quand je mangeais j’avais l’impression que je pouvais cracher du feu tant les brûlures étaient vives.

Une semaine après, je débutais ma 1ère visite chez un gastro-entérologue.

Gastro-entérologue : médecin spécialisé dans les douleurs du tube digestif.

Une profession que je ne connaissais pas mais qui va devenir mon quotidien pendant 4 années dorénavant. Ce 1er gastro-entérologue va alors décider de me faire une fibroscopie sous anesthésie générale.

Verdict : hernie hiatale, gastrite, œsophagite et RGO.

Je ressors donc avec une ordonnance médicale et prescription d’Inipomp (IPP, inhibiteurs de pompe à protons) + pansements gastriques (Gaviscon).

1ère erreur que je commets : suivre cette prescription médicale et prendre les médicaments…

Il y a 2 ans et demi quand tout a continué…

Me voici donc sous IPP, les médicaments préférés des gastro-entérologues.

A l’époque je pensais que ces médicaments allaient me rendre la santé de mon estomac…. mais j’étais loin de m’imaginer que ces médicaments allaient m’enfoncer encore un peu plus…

Au départ, tout est rose : je peux tout remanger comme avant, je n’ai plus de douleurs horribles à l’estomac.

Mais plus les mois passaient sous IPP, plus mes intestins me faisaient mal : à chaque prise des IPP, j’avais des spasmes intestinaux abominables. Mon estomac allait mieux (plus de sensations de brûlures) mais par contre mes intestins allaient de moins en moins bien.

Retour chez le gastro-entérologue et là on me refourgue des antispasmodiques.

D’abord du Debridat : 3 par jour (1 à chaque repas).

Mais 2 mois plus tard cette dose ne me fait plus rien, je suis prise de spasmes même en dehors des repas.

Alors on me rajoute du Météospasmyl : 6 par jour.

3 mois plus tard, douleurs aux intestins encore plus vives, je ne peux plus marcher, je souffre 24h/24 avec des crises de colite aiguës : on me rajoute du Mébévérine : 3 par jour (3ème antispasmodique que je cumule avec le Debridat et Méléospasmyl que je continue).

Et là je commence à faire des occlusions intestinales, j’ai beau manger des fibres, plus rien ne sort, tout est bloqué. Car les IPP ainsi que les antispasmodiques, les pansements gastriques, en plus de m’irriter peu à peu les intestins, me constipaient totalement (mais ça à l’époque je n’en avais pas conscience).

Donc on me rajoute : 1 laxatif à prendre tous les soirs.

Ne suffit pas : 2 laxatifs.

Ne suffit toujours pas…

…. 1 mois après j’étais sous prescription de 6 litres de Klean Prep par jour (oui oui, 6 litres de la préparation qu’on utilise pour nettoyer le colon avant une coloscopie…). Ben moi je devais prendre ça tous les jours, quotidiennement et pendant 1 mois !

Il y a 2 ans quand tout s’est achevé….

Ces laxatifs ont signé la fin totale de mes intestins.

Au bout d’1 mois je stoppais les 6 litres de laxatifs que je prenais quotidiennement.

Et le carnage était arrivé à son point terminal :

  • des crises de colite d’une intensité inhumaine,
  • une impossibilité de manger quoi que ce soit sans avoir des douleurs abominables,

et les gastro-entérologues qui continuaient à m’augmenter mes doses de médicaments.

J’en étais arrivée à 40 médicaments par jour.

Oui, vous avez bien lu. 40 médicaments à prendre chaque jour.

Pour une personne de 29 ans qui ne faisait plus que 30 kilos à l’époque.

Qui était arrivée au bout du rouleau.

Broyée par la médecine…

Pendant 1 an, j’enchaînais les médecins, espérant qu’il y en aurait un qui me sortirait du trou dans lequel j’étais. Mais à chaque fois j’en ressortais encore plus démolie, avec des prescriptions de médicaments que mon corps ne tolérait plus du tout. Et je finissais régulièrement à l’hôpital, dès que je mangeais du gluten c’était la réanimation et la pompe qu’on m’implantait dans l’estomac pour aspirer les aliments qui se bloquaient… Je n’avais plus de vie; ma vie était un enfer.

Mes visites chez les gastro-entérologues se terminaient en queue de poisson : avec une prescription de médicaments de plus en plus longues (que dorénavant je jetais dans la première poubelle venue) et des phrases assassines du style : « c’est dans votre tête », « allez consulter un psy », « vous êtes stressée, partez en vacances », « vous avez une colopathie fonctionnelle », « vous pouvez  tout manger ».

Une colopathie fonctionnelle : deux mots qui veulent faire office de diagnostic mais qui en définitive résonnent comme un faux diagnostic, quand les médecins ne savent pas ce que l’on a et ne veulent pas chercher plus loin…

Il y a 1 an quand j’ai décidé que je devais reprendre ma vie en main…

Je me souviendrai à vie de cette date : c’était le 27 janvier 2015.
Je sortais d’une hospitalisation de 15 jours où j’avais encore terminé après l’ingestion de gluten.

J’étais vraiment dégoûtée. Dégoûtée de la médecine qui m’avait amenée jusque-là. A ma sortie d’hôpital, je n’étais plus qu’un sac d’os de 25 kilos.

Ce jour-là, je suis sortie de l’hôpital et j’ai décidé de reprendre ma vie en main.

J’allais MOI-MÊME me guérir et dire « fuck » à tous ces médecins.

Voici une liste des démarches que j’ai entreprise pour remonter la pente et guérir :

  • J’ai stoppé le gluten et le lactose. j’ai pu petit à petit arrêter tous mes médicaments (40 médicaments à stopper, je ne vous pas la galère des effets rebonds…. surtout les IPP : vous les arrêtez = vous avez encore plus d’acidité qu’au départ, my god !!!!).
  • J’ai mis en place un journal alimentaire me permettant de cibler les aliments qui m’irritaient, et me provoquaient des douleurs.

C’est ainsi que j’ai pu mettre en évidence que :

  • Les aliments non paléo / AIP m’irritaient et provoquaient une réaction inflammatoire : j’ai donc débuté le régime paléo AIP

J’ai donc fait un gros travail sur mon alimentation pour trouver le régime alimentaire qui me permettait de ne plus avoir de douleurs.

En parallèle :

Ce qu’il faut retenir de mon expérience

Non, vos douleurs ne sont pas dans votre tête : la colopathie fonctionnelle/syndrôme du côlon irritable est un faux diagnostic, mais derrière il y a une vraie cause (le SIBO / le candida) et des moyens à entreprendre pour s’en sortir et guérir (alimentation, compléments alimentaires, etc).

Pour retrouver tous les moyens que j’ai utilisés pour m’en sortir ainsi que lire toute mon histoire, allez lire mon blog : https://vivreavecuncolonmalade.blogspot.fr

Un commentaire

  • Isabelle….

    Je suis plus qu’émue par ton témoignage et je me reconnais dans ton histoire.
    Je connais bien l’effet sac d’os, liste de médicaments +++, tour des médecins constant bref….
    Je te trouve vraiment courageuse, et battante.
    Les hormones sont vraiment…. de la merde. J’en ai eu et tout a commencé aussi à cause de ça….
    Alors bravo, vraiment bravo d’avoir réussi à te reprendre en main, à reprendre une vie, ta vie, à l’aimer, la savourer et la chérir.
    Continue comme ça et au plaisir de te rencontrer un jour qui sait entre blogueuses 🙂

    Belle journée.

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