Gluten et vie de couple, rencontrer quelqu’un quand on est intolérant [3/5]

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Nous avons vu les conséquences de l’arrivée du sans gluten quand on est en couple, article n°1 et n°2.

Quand on est célibataire et déjà diagnostiqué, cela complique-t-il les rencontres? Pas forcément

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Natacha est intolérante au gluten depuis presque 43 ans (son site):

Cela ne m’a jamais posé de souci car j’ai toujours fait en sorte d’avoir une vie sociale. J’ai toujours expliqué mon régime à mes amis et mes amoureux. Et franchement  cela n’a jamais été un souci. C’était presque plus facile il y a quelques années, car même si la maladie cœliaque n’était pas connue, on ne se disait pas que je mangeais sans gluten grâce à la mode ou pour maigrir 🙂

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Franck lui n’a pas rencontré de difficultés et reste optimiste

Depuis le début de mon régime j’ai été avec 2 femmes: Aude et Géraldine.

Aude est un femme de mon âge qui n’avait aucune restriction alimentaire, bien que digérant assez mal le lactose. De mon côté n’ayant « que » le gluten à éviter, les complications rencontrées (repas à l’extérieur et contact physique) n’ont pas posées de problème. Compréhensive elle s’est, à de rare exception prêt comme le pain (nous avions chacun notre côté du grille pain), adaptée à mon régime. C’est moi qui la plupart du temps cuisinais. Le gluten n’est pour rien dans notre séparation.

Bien plus tard j’ai fait la connaissance de Géraldine sur un groupe Facebook. Géraldine est une femme plus jeune que moi qui faisait le régime depuis un an environ, mais elle avait (et la liste s’est allongée avec le temps) bien plus d’aliments à exclure que moi. Et cette fois ci c’est moi qui me suis adapté! Donc pendant un temps c’était brossage de dents et bain de bouche avant chaque bisou. C’est une chose que j’ai accepté et compris d’emblée, comprenant très bien la situation. Puis j’ai supprimé le lactose, les oeufs et le maïs pour ma santé mais j’ai aussi supprimé les autres aliments auxquels elle était intolérante de façon à faciliter les choses entre nous. C’est elle qui s’occupait des repas et elle m’a fait découvrir un monde de possibilités et de nouveaux aliments et saveurs. Nos intolérances ne sont pour rien dans notre séparation. Pour être honnête, mes intolérances ne m’ont pas gêné pour être en couple. Enfin jusqu’à maintenant car n’étant plus avec Géraldine, je risque potentiellement de tomber sur quelqu’un de beaucoup moins compréhensif.

Je verrai bien ce que ça donne je reste positif et ne restreint pas mes « recherches »si je rencontre une personne aussi ouverte que Géraldine ou Aude alors tout ira bien!

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Parfois la maladie est plus grave, et cela ajoute (en théorie) une difficulté supplémentaire. Sauf quand on rencontre la bonne personne!

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Emilie souffre de maladie coeliaque réfractaire de type II, maladie rare impliquant des traitements très lourds.

Depuis que je suis gluten free, j’ai eu 2 copains et fais pas mal de RDV via les sites de rencontres. Lors de ces premiers rdv j’essayais de dire que je mange sans gluten pour tâter le terrain puis j’ajoutais toujours que c’est pas par rapport à la mode que c’est sérieux. Et selon, j’explique la maladie coeliaque. Les gens ne semblent pas si bien informés car même s’ils ont déjà entendu le mot gluten ils savent rarement à quoi ça correspond au juste. La plupart du temps ça impressionne « ah ouais c’est vachement compliqué quand même ».

Et en plus, chez moi, c’est lié à des problèmes très graves, c’est ça qui n’est pas simple à exprimer.

Je ne pense pas que dire que je sois sans gluten est fait que je ne suis pas sortie avec certains d’entre eux… par contre j’ai le sentiment que parfois quand je me suis laissée aller à dire que j’avais été gravement malade (alors que je restais quand même dans le flou, j’ai été traitée entre autre par chimiothérapie et autogreffe de cellules souches), ça a pu jouer en ma défaveur, quelques fois…

Avec mon copain actuel, j’ai parlé du sans gluten au premier rdv. Au second rdv, il avait fait des recherches comme bière sans gluten (!) mais aussi restaurants sans gluten Lyon et aussi allergie au gluten (il se souvenait plus du terme maladie coeliaque).

Le soir, on a mangé ensemble mais j’appréhendais de discuter avec le restaurateur et là il m’a proposé que ça soit lui qui demande si c’était ok. J’ai refusé, il me semblait pas assez bien informé mais l’intention était là.

3ième rdv il m’avait ramené plein de petites attentions sans gluten ! Et depuis il continue, à chaque voyage. Il trouve toujours le temps de passer dans une boutique pour me ramener une spécialité sans gluten.

Au quotidien, on mange essentiellement chez moi et je m’occupe de préparer le repas. Mais je l’initie à la cuisine sans gluten enfin à la cuisine tout court. Il dit se sentir prêt à me préparer un gâteau tout seul… il pense suffisamment maîtriser le sujet. À voir 😉

La prochaine étape d’importance « gluten free » sera la rencontre avec ses parents. Sa cousine est sûre que ça ne posera aucun problème et que ça sera très vite assimilé. Je n’en doute pas. Ses parents ont l’air très gentils et attentifs. Par contre, comment parler de la forme grave de maladie que j’ai, de ce que j’ai vécu et de ses conséquences ?!?

Mais on va y aller par étape, déjà aborder le régime sans gluten et sa mise en pratique… le reste suivra avec le temps.

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Pour certains, rencontrer quelqu’un implique de faire confiance, de lâcher prise, un pas qu’ils ne sont pas prêts à franchir comme vous le verrez prochainement. 

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